Portrait #09

Richard Zinter

Technicien à l'atelier régionale (CESTAS) et passionné de sports de glisse

« LA SATISFACTION DE RETROUVER UN ESPRIT FAMILIAL, UN SENTIMENT DE COHÉSION ET UN ESPRIT D’ÉQUIPE »

C’est après 30 années passées au sein de l’institution de l’Armée de l’Air en tant qu’expert sur les véhicules de gamme tactique que, dans le cadre d’une reconversion professionnelle, j’ai décidé de faire de ma passion mon métier.

Après avoir obtenu mon diplôme de mécanicien cycle, c’est tout naturellement que je suis arrivé chez Decathlon en 2011 en tant que Technicien Cycle et Fitness. Une entrée sans doute facilitée par le fait que je pratique passionnément le VTT depuis toujours !
En poste depuis cinq ans maintenant, je prends plaisir à travailler et à former mes collaborateurs grâce à mon monitorat cycle obtenu en 2015, à l’Atelier Régional de Cestas en Gironde. Ce fut pour moi une réelle satisfaction de retrouver chez Decathlon cet esprit familial, ce sentiment de cohésion et cet esprit d’équipe que j’avais tant apprécié en travaillant dans l’armée. En plus de mon travail quotidien à l’Atelier, je passe la grande majorité de mes weekends à restaurer de vieux vélos délaissés pour en faire des vélos de ville fiables et vintages. Aujourd’hui, avec du recul et de la maturité, je me rends compte de la véritable chance que j’ai d’exercer un métier-passion. Et pourtant ce n’était pas gagné d’avance…

L’ENVIE D’AVANCER S’EST VITE TRANSFORMÉE EN SOIF DU DÉPASSEMENT DE SOI

Il a suffi d’un accident sur la voie publique pour bouleverser ma vie. La conséquence ? Une amputation tibiale. J’ai dû apprendre à me réadapter au quotidien et bien sûr, retrouver la volonté d’avancer et de ne pas m’apitoyer sur mon sort. Qui de nos jours embaucherait un cinquantenaire en reconversion et en situation de handicap ? Decathlon l’a fait ! C’est Antoine Garcia, sans qui cette belle aventure n’aurait jamais pu avoir lieu, qui m’a donné la chance de me prouver et de prouver aux autres qu’une personne handicapée pouvait faire son travail aussi passionnément, aussi dynamiquement et aussi bien qu’une personne valide.

À peine sept mois après mon accident, je me retrouvais déjà sur les pistes à faire du snowboard, sur l’eau pour pratiquer le kitesurf – une activité sportive pour laquelle je suis licencié de la FFVL – sur les routes à faire du vélo et en montagne pour reprendre la randonnée, ma source d’énergie !
Ma grande fierté est de pouvoir de nouveau gravir mes 1 000 mètres de dénivelé positif pour pouvoir justifier la raclette du soir. Autant dire que l’envie d’avancer s’est vite transformée en soif du dépassement de soi. Je suppose que c’est cette vague d’énergie positive qui m’a mené droit vers le Championnat du Monde des Métiers des Personnes Handicapées.

« DÉFENDRE LES COULEURS DE LA FRANCE ET GAGNER LA PLUS BELLE DES MÉDAILLES »
« L’OBJECTIF ÉTANT DE CONFRONTER LES COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES DES 35 NATIONS… ET DE GAGNER ! »

En 2016, la France a été désignée comme pays organisateur de la compétition Abilympics, et la ville de Bordeaux initiatrice du mouvement. Le nom de la compétition Abilympics est une contraction d’Abilities (compétences métiers en anglais) et d’olympiques. L’objectif premier étant de confronter les compétences professionnelles des 35 nations représentées… et de gagner bien entendu ! Avec l’équipe de France constituée de 62 compétiteurs, j’ai suivi des stages de cohésion et des entrainements à la Chambre des Métiers pour me préparer à cet événement. La compétition a eu lieu les 25 et 26 mars 2016, réunissant plus de 600 participants, 49 corps de métiers et plus de 50 000 visiteurs.

En plus de l’aspect compétitif, ce challenge a pour véritable but de réunir, d’informer et de favoriser l’accès à l’emploi des personnes handicapées. J’ai donc représenté la France dans la catégorie « mécanique cycle ». Après deux jours d’épreuves (4h30 pour « monter un vélo ») et une bonne dose de stress, c’est avec un immense bonheur que j’ai décroché la médaille d’or et le titre de Champion du Monde en Mécanique Cycle ! Défendre les couleurs de la France durant cet événement international et gagner la plus belle des médailles fut pour moi une grande fierté, l’aboutissement de mon travail et de ma passion. Le mouvement Abilympics n’est pas fini pour moi, je suis candidat en juin pour intégrer le staff bénévolement !

JE SOUHAITE TRANSMETTRE AUX AUTRES COMMENT CHANGER DE REGARD SUR LE HANDICAP

La compétitivité n’était pas le seul élément révélateur de cette rencontre. Ce qui m’a le plus marqué pendant cette compétition est l’entraide, le soutien moral et la joie de vivre de ces compétiteurs en situation de handicap. La communauté des handicapés dégage une réelle force de positivisme, de bonne humeur, de motivation et de rage de vaincre !
Grâce à cette expérience, j’ai beaucoup appris et je souhaite transmettre aux autres comment changer de regard sur le handicap. C’est pourquoi je suis désormais adhérent à une association « Vagdespoir » qui redonne le sourire à des personnes aux handicaps lourds en leur permettant de goûter aux sensations de glisse.

Mon produitcoup de coeur

LA VESTE FORCLAZ 900 DE QUECHUA

La veste Forclaz 900 de Quechua super légère que l’on met en bouchon au fond du sac à dos. Très efficace contre le vent et la pluie tout en étant respirante. Mais j’attribue aussi une mention spéciale aux chaussures Forclaz 500 Novadry qui sont plutôt conçues pour des randonnées sur chemins faciles, mais qui me conviennent particulièrement pour une pratique plus extrême. N’ayant plus la possibilité de dérouler mon pied droit, la surface de contact lors de descentes très raides ne se fait que sur le talon. L’accroche est super sur des sentiers poussiéreux, humides ou caillouteux. Chaussures adoptées !

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